La première chose que j'ai fait en arrivant sur l'île il y a de ça un peu plus de deux semaines, c'est me rendre à la demeure du Temps et de lui troquer quelques jours de vacances d'entière sérénité contre... un bonbon à la menthe (c'est tout ce que j'avais sur moi). Il a accepté ma proposition, bien heureux de pouvoir rafraichir sa vieille haleine qui macérait dans sa gorge de maitre du monde depuis l'hypothétique big bang ou même depuis "toujours". Il m'a donc permis de passer ces derniers jours à trainer, lire, dessiner, découvrir, chanter, regarder des films grâce au disque dur obèse de mon frère et de Mari, me brosser les dents aussi.
Mais le contrat avec le Temps touche à sa fin... je sens déjà ressurgir le stress de la prise en main obligatoire de ma vie. Je vais bientôt devoir retourner au système et répondre aux grands principes sociaux : trouver un emploi, trouver un logement, trouver une voiture, trouver un mari, trouver des enfants... hum, non, je vais contourner pour l'instant les deux dernières règles. C'est mon côté rebelle. Enfin, il me reste encore quelques tickets d'heures insouciantes et egocentriques que je vais continuer de dépenser, mais au fur et à mesure que la planète tourne, ils perdent de leur efficacité. Ne suis-je pas entrain de répondre à vos interrogations ? C'est déjà le signe que Miss Responsabilité-envers-sa-famille s'invite dans ma sphère d'isolement bienfaitrice. Non, elle n'est pas une torture. On peut cohabiter ^^.
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