vendredi 31 juillet 2009

little bang









































Qui a dit que les fleurs c'est mièvre ? Franchement, entant que parties génitales des plantes, c'est connu, on a vu plus romantique. N'empêche, ça vaut bien un petit détour.

La contrée des ombres, part II


Non, rien à faire. Son ombre a pris la photo aussi rapidement que Mari elle même.

Remarque... quand on regarde bien... le monde matériel a peut-être une légère avance...
Hm.

"Bien long et rude est le combat du dépassement de soi." (vous n'aviez pas oublié la présence de mon philosophe extraterrestre ringard quand même ?)^^

Pendaison à la contrée des ombres




Yo oh,

quand sonne l'heure,
Hissons nos couleurs,
Hissez haut,
L'âme des pirates,
Jamais ne mourra.

case gardée non HS

S'il y a bien une activité difficile et qui requière un sang froid constant, c'est certainement celle de surveiller une maison à la demande des propriétaires partis en vacances.

Ce qui me crée le plus de souci, c'est la rotation de la Terre et la menace de son inertie. Déjà que la case est construite à l'envers par rapport à un plan illégitime... Non, vraiment fichue besogne ^^

lundi 27 juillet 2009

Mi chat - mi chien
















Hagall et Piloute. Les honorables animaux qui vivent avec Cécé et Mari.

Vous pourrez en savoir plus sur eux lorsqu'ils auront publié leur autobiographie. Ils ont promis de le faire dans cette vie là, pattes levées.
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HOSAKU

shinshito
hai aosa made
umi no tabi

jusqu'à ce que l'azur
imprègne mes poumons
voguant sur la mer



L'eau, c'est conducteur... une pensée pour vous tous qui êtes de l'autre côté (façon de parler).
C'est bon, ça capte ?

pédale du milieu pour un ampli de 300g

Note à moi même : il faut vraiment que je ralentisse sur les américains bouchons gratinés.

Ouais, moi aussi j'ai du mal à comprendre le titre de ce billet... ^^

Sans mise en contexte obligatoire


"Dans les villes, la boue m'apparaissait soudainement rouge et noire, comme une glace quand la lampe circule dans la chambre voisine".



Une des plus belles phrases jamais écrites et c'est de Rimbaud évidemment.

Remarquez que dans tout ce qu'elle renferme, elle touche aussi une partie d'un problème crucial : c'est de quelle couleur un miroir ?

dimanche 19 juillet 2009

décollage horizontal

Je passe juste sur ce fil de la toile pour vous informer que j'ai dégoté une colocation à compter du 3 Aout.

Toujours sur la même planète, hélas. Mais plutôt bien placé malgré tout. La case en question est localisée sur Saint Pierre. Pas loin de la plage, pas loin de la gare routière, pas loin du marché, pas loin du centre culturel, pas loin de la médiathèque, pas loin de la muraille de Chine (enfin tout est relatif).

La propriétaire est prof d'art plastique. Je dis ça pour souligner la coïncidence qui veut que la propriétaire de la case que je garde actuellement pendant son absence, est elle aussi prof d'art plastique. Alors, invasion des "art-plastiqueurs" dans mon monde perso ? (une invasion doit commencer avec 2... non ?)
Peut-être bien que c'est un signe. Dit la fille super rationnelle (normalement). Si c'est le cas, autant aller demander à un morse de le décoder. Bref.

Bien. Donc, je reste toujours sur la même parcelle d'univers.

O logis doux logis, Home du om. Terre chérie pourtant mal chérie.
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mercredi 15 juillet 2009

po stella


J'ai un peu laissé tombé ce blog, c'est vrai. Je m'en excuse.

On me reproche également de ne pas avoir encore envoyé des cartes postales ni d'hybrides d'iguanes et de tortues.
Bon, pour ces derniers, c'est pardonnable je pense. En revanche, pour les lettres écrites, ça l'est moins.

Le pire, c'est qu'elles sont déjà écrites ces cartes. Mais voilà, il faut se motiver pour aller chercher des timbres, des enveloppes, une boite au lettre... Je sais, je sais, pour la plupart d'entre vous, c'est chose aisée, moi ça me demande une certaine volonté. Alors, je repousse jour après jour l'affaire.

Non, mais je vais m'y mettre. Si, si.

Après la marche vers l'indépendance, la marche vers le chaos, la marche vers Moscou et la marche verte, retrouvez prochainement sur vos écrans, la marche vers la poste. Un reportage sur les laissés pour compte de la nouvelle entreprise de l'acheminement et de la distribution du courrier, ou la disparition des maitres pigeon-voyageur. Emouvant, tragique, suivez le témoignage troublant de Ode Sudésarbre qui tente de sauver son établissement postbird, dans le village alpin Atante-dhu-siel.

C'est ça en fait, c'est une position politique que je tiens. Un soutien à Ode. Bon OK OK. Je vais vous envoyer ces cartes... N'empêche, un silence né d'une absence de lettres matérielles, ne signifie pas que je ne pense pas à vous et principalement à ceux qui n'ont pas internet, mamie, mamie, papi, mémé et pépé notamment.

PS: jolie photo, non ? La forme sombre sous cet enchevetrement de bois fleuri de mauve, c'est un morceau de carosserie automobile noircie par le feu qu'il protège. Vous trouverez ce tableau du côté de la pointe au sel. Pas très loin non plus du musée Stella matutina (ancienne usine sucrière) qui retrace la Réunion à travers son patrimoine agricole et industriel. J'ai trouvé alors que l'image était de bon ton...
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mercredi 8 juillet 2009

Fin du mystère M


J'ai deux nouvelles : une bonne et une mauvaise.

La bonne : je suis parvenue à joindre Mme M.
La mauvaise : pour trouver du travail, ce n'est pas gagné.

La gentille M m' a promis de jeter un oeil autour d'elle mais le marché du travail l'inquiète. Elle m'a parlé d'elle-même et de ses propres difficultés, elle m'a également parlé de ses enfants, qu'ici ou en métropole peinent fatalement. Mais bon, elle m'a aussi expliqué qu'entant que zoreil, j'avais une chance...

Enfin, il ne me reste plus qu'à regarder "Sick sad world" (triste monde tragique) avec Daria. Ouais.

dimanche 5 juillet 2009

Houle la la

Vous n'êtes pas sans ignorer que les photos amateurs entre autre prennent relativement mal la réalité. C'est surtout le cas quand on cherche à saisir des hauteurs ou des profondeurs. Ainsi la suffocation que provoque les montagnes ne saurait se retranscrire véritablement dans les images de ces dernières. D'où l'intérêt de vivre le plus possible sois même les choses plutôt que par procuration.

Avec cette photo ci, croyez moi sur parole, nous sommes bien loin de la réalité. Des rouleaux titanesques, de l'écume envahissante, la mer s'était libérée de ses chaînes et les avaient envoyé valser loin, très loin dans le ciel. Nous étions happés par sa beauté monstrueuse, par sa furie sublime. Parfois, elle faisait soulever sa peau entière pour révéler au grand jour des rochers noyés. Elle balançait ses assauts répétés sur la plage avec ambition. Cette mer qui voulait être terrestre.

Irrésistible, nous avions entrepris de la "piétiner" gentiment. Avec de l'eau jusqu'aux chevilles, les plus grosses attaques nous parvenaient aux genoux. Nous ne nous inquiétions de rien. Ce qui fut une bienheureuse erreur. Avait-elle pris notre marche pour de la provocation, que notre mère à tous en était furieuse ? Car elle envoya une puissante lame, comme jamais je n'en ai vu, qui projeta ses molécules jusqu'à nos tailles. Et la surprise fut elle aussi de taille. Alors que nous nous remettions de cette vague bouillonnante d'énergie, cette dernière nous en redonna une couche par l'aspiration de l'océan. Et de nouveau, une multitude d'H2O pollués jusqu'au bas ventre. Grandiose.

Finalement, je ne suis pas certaine que cette mer fut en colère. Cela ressemblait davantage à un jeu. Essayez donc avec un yoyo de l'étirer à chaque coup le plus loin possible. La cordelette se tend et se rétracte. Ce n'est pas un élastique mais malgré tout la matière s'assouplie. Aussi peut être parviendrez vous à projeter le yoyo plus loin bien que les résultats ne soient pas observables. Bien ridicule est un yoyo comparé à la grandeur océanique. Quand l'océan décide de jouer et de balancer joyeusement son corps aussi loin qu'il le peut, les conséquences sont directement visibles.

Allez, encore un essai, puis tu viens te laver les mains...
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vendredi 3 juillet 2009

Le mystère M




Qui est donc Mme M... ? Et surtout où est-elle en ce moment ?

Cette personne est une amie de Tonton Sergio et de Tata Monette. Ces derniers ont pensé qu'elle pourrait m'aider éventuellement à trouver un travail dans le sens où Mme M vit sur l'île depuis un certain temps et possèderait quelques relations intéressantes. Seulement voilà, la dame en question est injoingnable. Que ce soit sur son fixe ou sur son portable, je tombe immanquablement sur la voix familière d'un répondeur. "Veuillez rappeller ultérieurement".

J'ai donc entrepris de rechercher sa localisation grâce à l'adresse que Sergio et Monette m'ont donné. Et là, surprise, google map me detecte n'importe quel chemin insignifiant mais ne semble connaitre aucune avenue du nom d'un certain "Charles de Gaulle". Parlons nous du même Charles de Gaulle ? J'aurai pensé qu'avec un tel nom, cette avenue aurait sa place sur la carte. Il est vrai qu'à côté d'un cabris, cet homme est peu de chose. Non, voyons, pas de jugement de valeur sur les êtres vivants. Je dis ça parce que "le chemin des cabris" est quant à lui bel et bien noté. Bref.

Alors, toujours via le net, j'ai quand même tenté d'affiner la recherche en entrant la résidence où Mme M est sensée résider. Là encore, aucun résultats. Le plus étonnant, c'est que Cécé et Mari ont l'impression de connaitre le nom de cette résidence. Ils pensent que c'est tout proche, mais sont dans l'incapacité de se remémorer l'endroit.

Dois-je faire appel à un détective ou un pseudo scientifique du paranormal ? Je ne vois que 3 explications cohérentes et rationnelles:

1-Sergio et Monette m'ont roulé, ou ont été au préalable roulé.

2-Toute la zone géographique où Mme M réside émet un filtre à perception qui lui permet d'être ignorée par les passants. M quant à elle, est bien évidemment un membre des MIB et ne laisse qu'une impression de déjà-vu. Serge ? Monette ? Vous vous souvenez de la couleur de ses cheveux ?

3-C'est un signe du destin, je ne suis pas faite pour travailler mais pour être troglogyte contemplatif à la Borges.

L'affaire est réglée, je pars au Pérou vivre en autarcie.
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mercredi 1 juillet 2009

Un air de brousse


L'île de la Réunion porte bien son nom. Si un mot doit la définir, je choisis celui de la diversité. On parle démographie, on parle culture, mais on parle aussi géologie.
La téléportation n'a pas encore été inventé, ou du moins popularisé ? Qu'à cela ne tienne, venez à la Réunion.

Vous pourrez vous retrouver tour à tour dans la savane Africaine et au fin fond de la forêt vietnamienne. Sur les plages brillantes d'Haïti et sur les fières montagnes Alpines. Vous pensez que la lune vous est encore inaccessible ? Inutile de tenter de la décrocher comme Lî Bai, ce grand poète Chinois de la dynastie des Tang, en vous noyant dans un lac. La lune ou du moins une partie de notre satellite a semé quelques kilos de sa peau noire autour du volcan du Piton de la Fournaise ( j'y reviendrai un jour).

Oui cette île présente un panel de couleurs, de saveurs et de sensations.
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La fête de la musique

La photo a été prise à Saint Pierre. Ce soir là était doux et musicalement coloré. La Réunion avait réuni beaucoup de genres : du reggae au country, du rap à la salsa, en passant par le disco et bien d'autres courants que mes connaissances assez légères ne pouvaient distinguer.

Un petit bémol : ça manquait de rock. Un bon vieux rock dans le savoir faire de l'art.

Mais l'ambiance était chaleureuse et l'effervescence de tout ces "écouteurs humains" très agréable a observer.

Ce soir là, j'ai fait la connaissance de David, un ami de Cécé et de Mari. Ainsi que de sa fille Maïa. Une fillette de 10 ans qui par je ne sais quel procédé miraculeux parvient continuellement à être rayonnante. Je fais l'hypothèse d'ailleurs qu'aucun appareil photographique ne peut l'attrapper en détail. Trop rayonnante vous dis-je.

Non, ce n'est quand même pas cette lumière verte sur la photo.
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Les salines de Saint Leu

"Les salines ont été construites en 1942 sur un glacis particulier provenant du cratère des Roches Tendres tout proche.

Elles ont une superficie de 20 000m² et comprennent 23 bassins d'évaporation. Leur fond est constitué de la terre glaise dont le rôle consistait à retenir l'eau de mer et à éliminer les impuretés en suspension.

L'originalité des salines réside dans leur disposition inversée: les bassins descendent en escalier vers l'océan, la bassin le plus haut étant alimenté par pompage, la salure s'accentue à l'approche du rivage."

(info dégotée sur le site de Saint Leu)

Je m'y suis rendue avec Cécé. C'est peut être idiot, mais j'aime bien le cadre de ces bassins avec leurs petites pyramides blanches et rutilantes sur les bords. Blotties entre l'océan turquoise d'un côté et la montagne émeraude-bleutée de l'autre. Ouais, c'est zen comme endroit.
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Sur le moment, on ne veut pas y penser...

Sur le moment, on ne veut pas y penser... D'abord il faut courir, courir le plus vite possible contre le vent. On sent alors une résistance terrible dans notre dos, mais une résistance amicale. Grâce à elle la voile commence à s'élever au dessus de nous. On continue de courir. Puis vient l'instant où notre poids s'allège. Les pieds quittent enfin le sol. Délicatement. Et tout doucement, on s'envole.

Sur le moment, on ne veut pas y penser... Confortablement assis, la Terre s'éloigne sous nos jambes qui se balancent dans l'air calmement. Tranquille. C'est l'impression qui ressort de ce voyage. Emmitouflée dans cette espèce de flottement aérien, on observe les couleurs du petit bout de planète offert et les contours nets de l'horizon. En résulte un apaisement total.

Sur le moment, on ne veut pas y penser... Le moniteur m'a passé les commandes. Vous me connaissez, conduire, ce n'est pas mon fort. Pourtant, était-ce l'absence de circulation ? J'ai adoré diriger en partenariat avec le vent, la voile. Je devenais "sereine-du-ciel".

Sur le moment, on ne veut pas y penser... On vole. On s'élève. On veut toujours monter plus haut. Ah, un courant ascendant, génial !

Sur le moment, on ne veut pas y penser. Mais c'est quand vient le moment de l'atterrissage que l'on se souvient. Le parapente, il tombe tout simplement. Il ne s'agit dans le fond que d'une chute. Une chute merveilleuse avec son terminus à 25 min. Alors c'est drôle, on retrouve la terre ferme, mais comme si le corps tombait plus vite que l'esprit, on laisse encore quelques instants, notre tête dans les nuages. (oui enfin avec un simple dénivelé de 800 mètres, il n'est pas tant question de nuages, mais vous saisissez l'idée)

Sans abus


Quel meilleur moyen pour découvrir un pays ou une région si ce n'est avec ses propres bus ?

En effet, ce type de transport en commun, nous plonge droit au coeur du quotidien de la Terre accueillante. "En commun", l'expression est suffisamment explicite. Un trajet de bus est un instant de partage. Et le partage est une bonne source de découvertes.

Ici, si tu veux t'arrêter, il te suffit de frapper dans tes mains. Pour peu que tu ais des mains bien entendu. Les statistiques présentent une forte majorité de "deux frappements", mais certains préfèrent le côté impaire de trois. Cas assez rare mais non exclu, il est socialement possible d'aller jusqu'à quatre frappements. Au delà, la réception du message est inacceptable voire irrespectueuse.

L'intérêt de ces escapades "busières", c'est aussi la confrontation avec la langue locale. Ici, le créole. C'est fascinant, mais également désespérant. J'ignore si je saurais un jour maitriser ce dialecte. Une certaine rationalité me présente royalement la difficulté. Le rythme est rapide, les mots sont mâchés, la tonalité est particulière, le vocabulaire et la grammaire diffèrent quelque peu du français. Mais rien de tel que les bus pour apprendre.

Alors, busons un coup à la santé du créole !
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Mathématiques en pratique

Projection de trajectoire, concentration, tactique, bière, adresse, précision, bière, délicatesse, puissance, sang froid, bière... Mon frère sur la droite, en pleine attaque. Lionel, sentinelle éclairée, sur la gauche. Je tremble encore en pensant au coup phénoménal porté par ce dernier lors de la précédente manche. Mesdames et Messieurs, j'ai eu le privilège et la chance incroyable d'assister à la reconstitution de la célèbre Kavalgata du 16 Juillet 1989 qui propulsa au rang de champion du monde de billard Alfred Biendialé.

Hum. Vous l'aurez compris, ce soir là nous avons été plus que lamentables, au point que j'aille inventer des moments d'histoire. Mais c'était une soirée agréable et des parties fort sympathiques voire malgré tout intéressantes. Quand on est une vraie bille comme moi, tout est bon à prendre. Et puis j'exagère un peu, il y a eu deux trois effets séduisants quand même.

Arf, je suis toujours sous contrat avec un vieux philosophe bloqué dans la toile d'un griton à tête noire (sorte d'araignée géante) d'un univers parallèle. Le vieillard gateux me "demande" de retranscrire dans notre univers ces réflexions spontanées, en échange de quoi j'accumule des crédits. Lorsque j'aurai acquis un nombre suffisant de crédits, il me sera rendu possible de passer d'un univers à un autre de manière inconditionnelle. C'est un programme inter-universal mis en place par la société lératmuse et qui vise l'échange des cultures inter-espèce. Bref.

"Roule ta bille sans bile". Le vieux a parlé.
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Un remerciement pixelisé

OK, sans trop de cérémonie, je vous remercie de m'avoir accueilli chez vous. C'est un changement radical, les murs ici sont recouverts d'un frère qu'on redécouvre, les sols et les plafonds d'une belle soeur qu'on découvre. Tout se passe bien, c'est vrai. En ce qui me concerne du moins. Seulement, je ne dois pas trop abuser de votre hospitalité, qui au delà des liens familiaux est celle d'un jeune couple. Encore merci d'être là.

17 jours après





















La première chose que j'ai fait en arrivant sur l'île il y a de ça un peu plus de deux semaines, c'est me rendre à la demeure du Temps et de lui troquer quelques jours de vacances d'entière sérénité contre... un bonbon à la menthe (c'est tout ce que j'avais sur moi). Il a accepté ma proposition, bien heureux de pouvoir rafraichir sa vieille haleine qui macérait dans sa gorge de maitre du monde depuis l'hypothétique big bang ou même depuis "toujours". Il m'a donc permis de passer ces derniers jours à trainer, lire, dessiner, découvrir, chanter, regarder des films grâce au disque dur obèse de mon frère et de Mari, me brosser les dents aussi.

Mais le contrat avec le Temps touche à sa fin... je sens déjà ressurgir le stress de la prise en main obligatoire de ma vie. Je vais bientôt devoir retourner au système et répondre aux grands principes sociaux : trouver un emploi, trouver un logement, trouver une voiture, trouver un mari, trouver des enfants... hum, non, je vais contourner pour l'instant les deux dernières règles. C'est mon côté rebelle. Enfin, il me reste encore quelques tickets d'heures insouciantes et egocentriques que je vais continuer de dépenser, mais au fur et à mesure que la planète tourne, ils perdent de leur efficacité. Ne suis-je pas entrain de répondre à vos interrogations ? C'est déjà le signe que Miss Responsabilité-envers-sa-famille s'invite dans ma sphère d'isolement bienfaitrice. Non, elle n'est pas une torture. On peut cohabiter ^^.

Au commencement il y avait... une station de carburant


Je vais m'expliquer rapidement sur le choix de titre de ce blog : Le Mon Cardiff

Vous avez tous immédiatement détecté le malheureux jeu de mot, presque regrettable, qui jongle entre l'adjectif possessif "mon" et l'élévation de terrain que constitue un "mont" ? Un tel jeu est forcément involontaire, mais il me va bien je trouve. Cela en dit long sur mon humour très preneur. Bref. La métaphore de la montagne est généralement utilisée pour évoquer un obstacle à franchir. Mais vous devez plutôt voir ici Le Mont comme l'atteinte d'une liberté et d'une domination planétaire. Rien de plus.

A présent, l'explication sur "Cardiff". Il faut y voir là une référence à une série de science fiction plus qu'honorable et au combien intéressante : Doctor Who. Pour ceux qui ne connaitraient pas, le Docteur est un extraterrestre qui voyage à travers le temps et l'espace à bord de son TARDIS (Time And Relative Dimension In Space, ça marche aussi en Français sous cette forme : Temps A Relativité Dimensionnelle et Inter Spatiale). Cardiff, cette fameuse ville du Pays De Galle, est pourrait on dire, une sorte de "station service" pour ce vaisseau. Je n'entre pas plus dans les détails.
Quoiqu'il en soit, au même titre que le TARDIS, j'ai pensé que nous devrions tous avoir notre propre Cardiff histoire qu'à certains moments de notre vie, nous puissions réalimenter notre jauge de vitalité.
J'ai trouvé le mien dans le port de Saint Pierre, dans l'ouest de la réunion. La source de mon carburant personnalisé est localisé précisément sur une marche banale pour quiconque, pour quiconque oui, sauf pour moi. Ouvrant la fenêtre sur une partie de l'océan Indien bouclé à l'anglaise, m'en assurent ces immenses rouleaux prisés par les surfeurs, cette marche lorsque je m'y installe, me donne un regain d'énergie formidable. Cet endroit où certainement vous ne trouverez rien d'original, est mon point de connexion avec le monde. Nul part ailleurs, je n'ai les yeux autant ouverts. Assise sur cette marche, j'appartiens plus que jamais à l'univers. J'ai mis pas mal d'années à trouver Mon cardiff, ne désespérez pas si vous n'avez pas encore trouvé le votre. Vous finirez par tomber sur ce point fixe qui ne va qu'à vous, du moins je vous le souhaite. Mais quelle est la réalité véritable des Mon Cardiff ? Une réelle connexion spirituelle ? Une auto-persuasion psychologique ? Un phénomène physique d'accord atomique ? Une création mensongère ? Dans le fond peu importe.

J'ai décidé d'étendre ce "concept" à ce pont informatisé entre vous et moi mis en scène par ce blog. Ce contact, quasiment unilatéral et surtout impersonnel puisqu'il n'est pas réservé exclusivement et individuellement aux membres de notre famille, peut malgré tout être relativement pratique quand on s'y engage sérieusement. En vous donnant régulièrement des nouvelles via ce blog, je m'épargne quelques fatals reproches portés sur mon silence. Je ne vous promets pas d'être scolairement assidue, je vous promets en revanche d'essayer de l'être.

Famille adorée, bienvenue au Mon Cardiff